Mike Miller, le photographe des empereurs du hip-hop américain

Récemment Kendrick Lamar, Drake et ASAP Rocky ont pris la pose devant son objectif doré. Son CV est plus long que le bras… Proche de Sean Pean au lycée, jadis skateur ayant côtoyé les fameux Z-Boys, le californien Mike Miller est surtout le photographe le plus prolifique de la scène hip-hop côté ouest américain. Mais pas seulement.

A son tableau de chasse, des figures légendaires du milieu dans les 90’s comme le roi 2Pac, Snoop Dog, Ice Cube, Warren G, Easy- E et Coolio pour qui il a réalisé entre autre des covers d’album, posters, affiches de concert et clichés de promo. Passant outre la rivalité entre East et West Coast, cet opportuniste pétri de talent est même allé trainer dans les studios de New-York à la rencontre de Timbaland, Missy Elliot et Aaliyah, lorsque le gangsta-rap était en plein boom.

Son parcours de rêve, il le doit notamment à une rencontre improbable à la fin des 80´s. Alors photographe de mode pour Vogue, celui qui fut bercé toute son enfance par une radio hip-hop de Santa Monica, fit alors la rencontre de Dj Muggs au cours d’un shooting pour la marque de streetwear Stussy. Ce dernier le mit en contact avec Cypress Hill avec qui il collabora avant de se lier d’amitié. Dès lors, le monde du hip-hop lui donna carte blanche.

La force de ses clichés résident dans leur spontanéité et l’honnêteté qui en ressort. Mike Miller n’est pas un adepte de la mise en scène mais il shoote tel un Stephen Curry à trois points. Chacun de ses shots mettent en exergue avec un naturel déconcertant une facette de la personnalité des rappeurs avec qui il travaille.

L’une de ses rencontres les plus marquantes est sans conteste celle avec 2Pac qu’il a photographié dans les rues des quartiers de L.A, sa mecque à lui. Dans une interview pour Noisey il s’est souvenu :

« 2Pac, c’était vraiment quelqu’un d’intelligent et il savait aussi comprendre la vision artistique de ceux avec qui il travaillait. Ça a vraiment été facile de collaborer avec lui parce qu’il se sentait à l’aise et se foutait de ce qui pouvait se passer autour de lui. Il était très photographique, même si c’était parfois difficile de travailler dans de bonnes conditions à cause des gangs à proximité ou des fans qui se ruaient vers nous lorsqu’ils apprenaient où il était. »

Pour suivre à la trace Mike Miller, cela se passe sur son site et sur son compte Instagram!



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