La mécanique ondulatoire de Y/Project

Glenn Martens poursuit son ascension avec ce nouveau défilé parisien pour Y/Project. L’originaire de Bruges nous a donné rendez-vous ce mercredi au sein du Globo, boîte de nuit parisienne transformée durant quelques minutes en temple de la mode, avec une nouvelle leçon de créativité, toute en puissance et en décomposition.

Dans une salle comble ou les quelques personnes débout, dans le corner, n’ont pas réellement pu apprécier un show qui en valait la peine, Y/Project a confirmé tout le bien que l’on pense de la marque, que nous avions eu le privilège d’apercevoir, en bonne place, lors de la toute dernière série prêt à porter.

Ici, on retrouve un superbe jeu de matières, de cuir, de velours ou plus synthétiques, travaillées comme jamais avec une décomposition des lignes incroyable. Des survêtements sont coupés « en vague », tout comme certains trenchs et de nombreuses manches. Des vestes et des manteaux repoussent les codes élémentaires avec un double « décolleté », et une double fermeture, à l’avant comme à l’arrière.

Un clin d’oeil moderne à la monarchie -à-la-manière- grunge mélange velours et portraits à des écharpes de supporters hooligans, sous les yeux ravis d’une tribune surélevée. Les habits sont larges, très larges, et souvent ondulés. Ils sont sombres, aussi, et puissants, c’est bien là l’identité de Y/Project : aller au delà des sens et provoquer ces sensations de mouvement, de liberté, et ce tempérament, par  les formes et une esthétique innovante.

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