Interview avec Dourone, muraliste et street artiste globtrotter

L’artiste de renommée mondiale Dourone s’est assis avec la version anglaise de TRENDS cette semaine pour discuter de Madrid, son process de travail, et la vision qu’il en a.

TRENDS: Quand t’es tu penché sur l’illustration et l’art ?

Dourone: J’ai commencé quand j’étais petit, comme une grande majorité de personnes qui dessinent. C’était la première fois que j’ai réalisé à quel point j’aimais ca et je n’ai jamais plus arrêté de le faire. 

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T: Comment grandir à Madrid à influencé ton processus artistique ? 

D: Je pense que Madrid m’a beaucoup influencé au début quand j’ai commencé à dessiner des lettres. J’étais vraiment attaché à ca, et j’ai commencé à peindre autant que je le pouvais.

T: Quelle est ton moment préféré de Madrid ?

D: Mon moment préféré est la période 1999 à 2005 lorsque nous avions plus de liberté pour peindre à Madrid. Je pense qu’à l’époque il n’y avait pas autant de sécurité que maintenant.

T: Peux tu expliquer ton style artistique, que tu décris comme « SENTIPENSANTE » ?

D: Le style SENTIPENSANTE vient de l’écrivain Eduardo Galeano et veut dire « pensez avec le coeur, et avec raison ». Dans ce style, 3 importantes valeurs prévalent : la liberté, la diversité, et le respect.

T: Quand as tu décidé de faire cette transitin vers le street art et le mural ?

D: Quand je dessinais des lettres, le meilleur moment était quand nous sortions tous ensemble et que nous créions des lettres. Rapidement, j’ai commencé à faire des lettres sur les murs par moi même. Je crois que c’est arrivé quand ca devait arriver, comme quand tu dessines sur ton cahier et un jour tu décides de peindre sur un mur.

T: Explique moir le process autant de ton art, de la première idée jusqu’à la production sur le mur. 

D: La partie la plus difficile de ce process est d’avoir l’idée. Une fois que je l’ai, je commence par un premier brouillon comme ca je peux voir si ca reflète bien l’idée que j’ai. Si c’est le cas, je fini l’artwork final avec les couleurs exactes. Quand j’ai le brouillon final, je le peint sur le mur avec les derniers changements directement dessus, jusqu’à ce que je sois totalement satisfait, même si ce n’est jamais vraiment le cas …

T: Tu utilise beaucoup la couleur dans ton travail, mais la majorité de ton travail est néanmoins Noir et Blanc. Qu’est ce qui t’attire dans l’illustration en noir et blanc ?

D: Depuis que je suis petit, j’ai toujours adoré les gravures, c’est de là que vient mon attraction pour le noir et blanc.

T: Décrit ta collaboration avec Elodieloll et ce qui en retourne ?

D: Comme je le disait récemment, pour moi nous sommes 1+1=3. Nous partageons les efforts. Du coup, on créée comme si on était 3 entités, dont l’une efface la vanité. 

T: Est ce qu’il y a une ville où tu préfères faire du graff ?

D: J’adore aller à des endroits où je ne suis jamais allé avant pour créer une nouvelle oeuvre sur mur, parce que pour moi c’est important que tout le monde soit capable de voir une oeuvre de Dourone.

T: Que pense tu de la culture street art à Paris ? 

D: Paris est une ville où j’ai adoré peindre, surtout parce que c’est une culture qui existe ici depuis longtemps et qui est vraiment encré dans la société. C’est difficile de peindre et de plaire à tout le Monde mais j’ai toujours senti à Paris une appréciation de mon travail par les parisiens. Paris pourrait être la capitale du street art tellement il y a de murs qui pourrait être peints.

T: Est ce qu’il y a une piece particulière que tu as fait et dont tu es le plus fier ?

D: Je valorise mon travail en deux parties, la première pour le travail qu’il représente et le second pour toutes les choses qui arrivent autour quand j’ai peint. Plus que de la fierté, j’ai de l’affection pour la pièce. Chaque pièce est une expérience différent et je ne peu pas dire quelle est la plus spéciale pour moi. Je sais que l’oeuvre que je m’apprête à créer est toujours la meilleure.

Propos recueillis par David Pagliarulo pour la version anglosaxone de TRENDS periodical.




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