Icosae trouve son inspiration dans le « chaos des ennuis »

Il faisait froid, à Paris, en ce mercredi matin de janvier. La foule amassée près de la cité de la mode et du design n’en était pas moins impatiente de passer aux choses sérieuses. Quai d’Austerlitz, c’est Nuits Fauves, le club que l’on s’arrache, qui accueille Icosae. Nuits Fauves c’est un ancien repère de graffeurs, situé sous le Wanderlust. La nuit, tandis que Paris vivait lumières et paillettes, on trouvait à l’endroit même ou ce show pris vie, certaines heures sombres de la capitale.

Il était tout naturel pour Icosae de s’approprier le lieu. Sur les bancs qui bordaient le défilé, un court message explique le mood dans lequel on est, « In my end my beginning », soit une création neuve extraite d’influences « de la fin », la fin des vies, sans doute.

Icosae est un patchwork dark de ce qui fait la mode de 2017. Des épaules extra larges, des coupes très strictes, des imprimés artistiques et historiques, et des patchs « subversifs » sur lesquels il faut lire « color my life with (…) the chaos of trouble », une phrase tirée de « The Boy With the Arab Strap » par Belle and Sebastian.

 

Les flashs crépitent lorsque la couleur arrive, comme avec ce long (and large) coat dont le rouge pur est contrasté par le jean aux coutures tournées vers l’avant. Chez Icosae, le diable est dans les détails, par un cashmere luxueux, un tweed à base de métal liquide, et de la laine imprimée.

Redécouvrez Icosae sur son site internet.

Tags

Facetasm lance la Paris Fashion Week parisienne avec son street optimiste