Fakear pour TRENDS :  » Quelque chose va se faire avec MIA « 

On ne présente plus Fakear. Le compositeur de Caen qui a explosé grâce à son EP Sauvage en 2014 et à sa très enivrante  track  » Lune Rousse  » prépare Animal, un album  » solaire et doux  »  pour le 3 juin 2016. Celui qui vient de dévoiler un titre en featuring avec l’anglaise Rae Morris nous en apprend beaucoup sur lui, sa musique et ses collaborations futures, entre un possible featuring avec le rappeur Rejjie Snow et une imminente collaboration avec la chanteuse MIA. Rencontre avec un compositeur talentueux et très humain.

TRENDS – Fakear, peux tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Théo, je fais de la musique et j’aime le chocolat et la campagne.

Tu es né dans une famille de musicien, je ne te demanderais donc pas d’où viens ta passion. Avant Fakear, tu étais guitariste dans un groupe de Rock ?

Non, j’étais accordéoniste dans une école maternelle. Plus sérieusement, je viens du rock et de la pop, et je me suis mis à la guitare un peu comme tout le monde à cette période !

Raconte nous ta première rencontre avec la MPC et autres synthés ?

C’est Gabriel (superpoze) qui m’en a mis une entre les mains la première fois. C’était à la fois pratique, pas très cher, intuitif et spectaculaire… Je l’ai adopté. Les synthés j’y ai toujours beaucoup touché, mais je reste sur du matériel un peu précaire chez moi. Ca m’aide à créer plus qu’autre chose !

Je t’ai découvert, comme beaucoup, à l’époque de l’EP Sauvage. On y découvrait un ensemble musical éclectique, exotique et pas si définissable que ça. Comment tu définirais ton univers ?

J’en sais vraiment rien… Il change énormément, je dirais pour synthétiser que je fais un hybride de world music et de future bass… Mais doit-on vraiment ranger les trucs dans des cases ?

Il y a des clips, comme la Lune Rousse ou Animal, qui invitent vraiment au voyage. De la me vient la question : penses-tu ta musique comme un voyage ?

Oui, un peu. L’art en général, je le conçois comme un voyage ; peu importe vers où.

Ton dernier titre est un ( très bon ) featuring avec Rae Morris, révélation anglaise qu’on a aussi entendu en featuring avec Rejjie Snow. Comment s’est faite la connexion ?

Nous avons le même manager, un gars très cool ! Ils nous a mis tous les trois en contact (avec Rejjie aussi) et on a travaillé des trucs !

J’ai lu quelque part que tu aimais beaucoup la façon de faire et de travailler des anglais. Que peux tu nous dire à propos de cette attirance ?

C’est une manière de travailler ultra simple. On arrive en studio, on fait un morceau, et on repart. En 4h, le tour est joué. En fait, t’as l’impression qu’ils ont cette facilité à écrire, composer, jouer, comme si ça sortait d’eux spontanément. C’est fascinant et tellement confortable ! Je pense que “Silver” a été fait en 3 ou 4h en tout et pour tout.

Je ne peux évidemment pas faire cette interview sans évoquer la chanteuse MIA, qui a un peu vexé les dirigeants du PSG et qui t’a surtout directement interpellé sur Twitter pour te proposer d’échanger son maillot contre une de tes productions. Il va se faire, cet échange ?

Le tweet était la façade d’un échange de mails entre nos managers respectifs. Oui, quelque chose va se faire sans doute, mais je ne sais pas encore quand ! C’était assez surprenant, quand c’est arrivé !

Ton premier album sortira cet été, le 3 Juin 2016. Tu peux nous en parler ?

Oui, c’est un album qui tourne autour d’un moment de ma vie assez crucial, et inspiré par la rencontre avec ma copine. Il est par conséquent assez solaire et doux, assez proche de Sauvage dans la couleur mais moins agressif.

Tu prépares aussi une belle tournée, de Puteaux jusqu’à Miami en passant par Londres ou le Zenith de Paris. Prêt ?

On va voir ! Je ne serai jamais prêt pour ce genre de trucs je crois !

Quel est ton rapport avec ton public, avec la scène ?

J’essaye de rester le plus honnête possible, malgré le fait que mon public grossisse de plus en plus. C’est compliqué de satisfaire tout le monde ! Mais ce sont des gens chouettes, et je ne les prendrai jamais pour des cons, ou même pour une foule. “Public” est un mot au singulier qui désigne des centaines ou des milliers de personnes, je préfère parler des « gens qui m’écoutent » ou quelque chose qui induit le nombre, je trouve ça plus facile ainsi de garder la notion de ce qui est vrai et de pouvoir te mettre à leur place aussi. La scène, c’est tout une technique et plein de gens autour, c’est rempli d’émotion pour moi.

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour 2016 ?

De profiter ! 

Retrouvez très vite les confessions de Fakear sur TRENDS periodical.

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